A propos Philippe Evrard

gérant de Little Biscotto

Des quilles qui ne sont pas à la retraite

Trop bien de partir à la retraite. Depuis le temps qu’on l’attendait ce moment ! Mais c’est encore mieux quand les collègues se côtisent et vous offrent, lors de votre pot de départ, une… quille de retraite. Un objet oublié physiquement, mais bien présent dans les mémoires collectives. Vive la quille ? oui, de retraite !

Elle fait des jaloux, des envieux. C’est normal, il faut beaucoup travailler pour réussir à l’obtenir. Il y en a même qui travailleront toute leur vie et ne l’obtiendront jamais. C’est la belle, la magnifique quille de retraite dont tout un chacun rêve.

quille de retraite peintre

Quille de retraite de Bruno, ex-peintre en bâtiment…

Aujourd’hui une quille de retraite, c’est le macaron « vive la quille ! » indispensable. C’est le prénom de l’heureux bénéficiaire, et une illustration de ce que fût son métier. Ensuite un voeux de bonheur : « bonne retraite… ! » est la formule idéale. Ca c’est pour le recto. Au verso, il reste de la place pour des petits messages personnels, des dates, voir parfois des reconstitutions entières de carrière.

Quille de retraite d'une ex-secrétaire de bureau

Quille de retraite d’Evelyne, ex-secrétaire de bureau

Bref un objet extrêmement sympathique, qui symbolise à lui seul une vie de travail mais aussi l’attachement des futurs ex-collègues, qui en général se cotisent pour vous faire ce cadeau, après avoir longuement discuté entre eux des petits mots à faire figurer.

Un objet durable, en bois, qui prend peut de place et ne demande pas beaucoup d’entretien. Cela valait quand même le coup de tenir jusque-là…

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En avant Playmobil !

Pour célébrer les 40 ans de la création de Playmobil, le Musée du Jouet de Moirans-en-Montagne organise une exposition sur le thème du célèbre personnage et de ses nombreux univers.

Expo PlaymobilCréation de la figurine Playmobil

La figurine Playmobil est une des conséquences inattendues de la crise pétrolière de 1973. Pour mémoire, le déclenchement de cette crise naît de la volonté des pays membres de l’OPEP de reprendre en main le contrôle de leur production, avec pour conséquence une flambée des cours du pétrole, et par conséquent du plastique. Le contrecoup est retentissant en Europe : en France on crée la « chasse au Gaspy ». En Allemagne, on imagine diverses mesures dont l’interdiction de circuler en voiture le dimanche (le « Sonntagsfahrverbot »).

A cette époque, la société Geobra Brandstätter -une société allemande basée à Zirndorf en Franconie, au nord de la Bavière- vit sur un marché de produits plastique hétéroclites et volumineux. Son patron Horst Brandstätter, surnommé « Hob », prévoyant la baisse de ses marchés, demande au maquettiste de l’entreprise -un certain Hans Beck- de créer un jouet, et plus particulièrement un « petit » jouet, qui consommerait par conséquent moins de plastique.

Le projet ne devait pas être très stratégique car une fois la figurine créée, elle reste neuf mois sans l’attention de personne, posée sur le radiateur. Enfin, lors d’une réunion, le maquettiste est appelé et peut dévoiler sa création. Il arrive une boîte à la main, et dedans 4 ou 5 prototypes de personnages de plastique gris : des chevaliers avec leurs casques et quelques accessoires. Ce qui est très étonnant, c’est que tout est déjà là : la forme du personnage, sa taille de 7,5 cm, son système de clipsage des divers accessoires… Les réactions autour de la table sont positives, bien qu’on se réfère surtout à l’avis de Hob. Et il accepte le projet : on prévoit alors de fabriquer un packaging pour vendre la figurine, mais sans plus.

Hans Beck  inventeur des PlaymobilLa figurine est présentée en 1974 au Salon du Jouet de Nüremberg, donc à quelques kilomètres de Zirndorf. Le succès commercial n’est pas immédiat, et le produit ne trouve pas facilement distributeurs : seul un distributeur néerlandais accepte de passer une commande importante. C’est plus la confrontation avec le public cible -les enfants- qui révélera les immenses possibilités de jeu du petit personnage, et son potentiel commercial. Ce qui fait qu’assez rapidement, une fois l’intérêt du concept établi, Geobra Brandstätter se lance exclusivement dans la fabrication de la nouvelle figurine, abandonnant l’ancien catalogue.

Depuis ce temps des origines, on compte pas loin de 3 milliards de figurines vendues, et la société produit toujours plus de 3 nouvelles figurines par seconde. Un comble quand le projet initial visait à utiliser le moins de plastique possible…

L’exposition : de nombreux univers Playmobil

Basée sur l’immense fonds de deux collectionneurs passionnés, Fanny & Olivier, l’exposition montre des Playmobil sous toutes leurs formes, c’est-à-dire essentiellement sous la forme d’univers… On rêve devant le Cirque romain, le Far West, le village médiéval et bien d’autres dioramas minutieusement reconstitués à partir de centaines de boîtes Playmobil… Un régal pour les yeux et, pour tous les adultes nés en 1969 et après, l’effet d’une bonne petite madeleine de l’enfance.

4000 ans d'histoires PlaymobilLiens externes / infos pratiques :

Une exposition temporaire du Musée du Jouet de Moirans-en-Montagne, jusqu’au 12 janvier 2015, qui présente une partie de la collection Fanny & Olivier. Musée du Jouet – 5 rue du Murgin – 39260 Moirans-en-Montagne – ouvert tous les jours de 10h à 19h en Juillet et Août – ouvert tous les jours sauf le mardi à partir de Septembre.

 

Team Nature : c’est dans sa nature !

A 31 ans, Nicolas Martin est l’inventeur et l’éditeur d’un très beau jeu sur le Jura, qu’il a appelé Team Nature. Un jeu qui ravira les enfants, pour qui il a été créé à l’origine, mais aussi tous les curieux et amateurs du département. Histoire pas ordinaire d’un parcours pas ordinaire…

Team Nature-Nicolas MartinA cause de la pluie…

A l’origine moniteur de tennis -et il l’est encore aujourd’hui-, animateur aguerri de colonies de vacances et autres centres aérés, Nicolas Martin entreprend à 26 ans un BTS Gestion et Protection de la Nature au lycée agricole de Montmorot. Le déclic : c’est lors de l’un de ses stages, alors qu’il pleut, qu’il improvise pour les enfants un petit jeu de parcours qui leur parle du lieu où ils se trouvent : la station des Rousses, avec des cases de différentes couleurs pour faire différentes choses (un peu « jaune tu dessines », « rouge tu mimes »…). Les enfants accrochent, rigolent beaucoup, et en redemandent !

Un jeu d’animation et de mise en valeur du territoire…

S’ensuit la mise au point d’un jeu beaucoup plus abouti, qui se sert des photographies aériennes de l’IGN pour donner des visuels saisissants : un jeu qui parle de territoire jurassien, et qui accroche d’abord l’intérêt de la base nautique de Bellecin, avec laquelle un premier partenariat qui permet la production de 7 jeux géants, c’est à dire surdimensionnés pour les besoins des animations collectives.

plateau de jeu original et plateau éditéLe principe est tellement séduisant qu’il arrive même à convaincre Laurent Mermet, directeur marketing de la Station des Rousses, qui donne un coup de pouce à l’édition d’un exemplaire géant portant sur le territoire de la Station des Rousses et de ses quatre communes (Les Rousses, Bois d’Amont, Lamoura, Prémanon), avec une carte IGN en format surdimensionné et une malle en bois pour contenir le plateau roulé et tout le matériel nécessaire au jeu.

Le jeu surdimensionné…qui devient le jeu des soirées conviviales sur le thème du Jura

Il y a un concept, la beauté de la carte -« et du territoire » dirait Michel Houellebecq, et l’intérêt manifeste de tous ceux qui y jouent. Restait à franchir la dernière étape de la production d’un jeu de plateau aux dimensions familiales. C’est chose faite avec Team Nature, un jeu 100% made in Jura, présenté dans un magnifique coffret en bois, qui permet des parties familiales endiablées, tout public à partir de 7 ans (mais les plus jeunes, bien sûr, peuvent se faire aider).

Le jeu team NatureCe magnifique jeu existe en deux versions : soit avec la carte-plateau-parcours de la Station des Rousses et ses 4 villages, qui permet de distinguer jusqu’au sentiers de randonnées et de ski de fond, soit avec celle du lac de Vouglans, qui distingue les ports où les bateaux de plaisance sont amarrés. Pour que chacun y trouve son compte, le jeu propose 3 niveaux de difficultés dans ses épreuves et questions : niveau enfant, niveau amateur et niveau connaisseur du Jura.

Fort de ce concept, Nicolas convainc encore récemment le Comité Départemental du Tourisme du Jura de participer à l’édition d’une version encore plus géante intégrant le parcours de « l’Echappée jurassienne« , soit un parcours de 260 km de randonnée pédestre qui mène de Dole à Saint-Claude. Un exploit cartographique qui donne un aperçu saisissant du département du Jura traversé de Ouest en Est, le tout présenté en une photo aérienne de 2,50 mètres de long !

De belles possibilités pour les autres régions…

Il faut souhaiter à ce jeu de belles ventes -on peut l’acheter dans quelques points de vente régionaux et sur le site internet de Team Nature- et aussi une belle descendance : avec le savoir-faire acquis, la petite auto-entreprise de Nicolas Martin peut maintenant éditer toutes les régions de France… et de Navarre. A bon entendeur….

 

 

 

 

« Mon jouet préféré » : expo photos à Arlay

Une exposition des photos d’Hervé Plumet, « Mon jouet préféré », se tient du 2 avril au 1er octobre 2014 au Pavillon des Cercles, à Arlay.

Photographies d'Hervé PlumetLes amateurs de photographie de passage à l’Aire du Jura -autoroute A39, sortie nr.7, à la hauteur de Arlay- pourront découvrir le photographe Hervé Plumet et son travail sur la série « Mon Jouet préféré » : un projet ethno-photographique imaginé pour la ré-ouverture du Musée du Jouet de Moirans-en-Montagne en septembre 2012 : des habitants des communes du Pays de l’Enfant, posent avec le jouet qui a marqué leur enfance.

Photographies d'Hervé PlumetIl en résulte des portraits intimistes qui sont autant de tranches de vie. Ainsi on découvrira, entre autres jouets, une fusée Tintin, un canard en plastique, un train en bois, une maison forestière Jeujura, plusieurs poupées, un nounours, des billes, des skis, une luge : des objets simples qui auront marqué l’enfance de leurs propriétaires respectifs…

Photographies d'Hervé PlumetDans les photos réalisées par Hervé Plumet, rien n’est banal. Chaque image a son angle, son parti-pris qui la rend intéressante. C’est parfois l’éclairage qui donne une perspective inquiétante, ou un angle de prise de vue qui met en abîme, et tellement en abîme que l’étrange et le fantastique débarquent. En tant que spectateurs, notre imaginaire bat la campagne et reconstruit des parcours, échafaude des hypothèses, se fait la malle plusieurs fois. On est pris à témoin de temps qui passe et du photographe qui tente de l’arrêter, de l’aube heureuse quand ce sont des enfants qui sont surpris en plein jouer, au crépuscule des anciens qui ont vu défilé presque une vie. Le jouet, lui, n’a pas pris une ride ou si peu. On convoquera tour à tour Proust et sa madeleine, Citizen Kane et son Rosebud, Roland Barthes pour quelques explications sémiologiques, et on en ressortira tout regaillardi pour la suite du voyage…

Expo Hervé Plumet photographe

Portfolio du photographe Hervé Plumet

 

 

 

 

Bilboquet en bois tout un art !

Le bilboquet comme un art : anobli par Ezec Le Floc’h, et son Art du jonglage. Puis : remis au goût du jour par une émission de TV populaire, titre d’un magazine loufoque sur le net : le « bilboquet », objet ludique de défi, de passion et de non-sens, redevient tendance…! Brève histoire d’un jeu qui eut des hauts, des bas, et toujours un petit parfum de loufoquerie…

Au commencement, en France tout du moins, il y a Rabelais et la première mention du jeu dans la longue liste des jeux de Gargantua : le « Bille Boucquet » (1). Si l’explication va d’elle-même pour « bille », une « petite boule », les avis sont partagés pour « boucquet » qui pour les uns est un dérivé de « bocquet », la désignation du fer de pique ou de lance en héraldique, pour les autres de « bouquer » soit encorner, comme le ferait un bouc. Mais si le jeu est mentionné en 1534, c’est qu’il est là depuis plusieurs années déjà. D’où vient-il ? C’est un mystère…

L’ajagaq des Inuit

Ajagaq InuitSauf que la pratique du jeu est attestée chez les peuples Inuit, avec des traces archéologiques qui remonteraient au Xème siècle (2). Peuple du Groenland et du nord du Canada, les Inuit possèdent d’innombrables variantes de ce jeu qu’ils nomment ajagak et qu’ils fabriquent avec les os de phoques ou de lièvres ramenés de la chasse. La longue étude qu’y consacra Paul-Emile Victor montre que le joueur, en plus d’être habile au lancer, devait réciter, lors des parties, des phases de la chasse ou de la vie quotidienne, comme il en serait d’un exercice mnémonique, ou cathartique. (3) (4)

Henri III et ses mignons…

Bilboquet Henri IIIEn France, la première mode du bilboquet dûment attestée date de l’été 1585, et elle vient…. du roi lui-même. C’est Henri III qui -pour quelques semaines- s’entiche de ce jeu qu’il pratique avec ses « mignons », jusque dans les rues comme nous le rapporte son chroniqueur Pierre de L’Estoile. Depuis ce temps, le bilboquet innerve l’inconscient collectif d’un double-sens caché : il est souvent présenté sous la forme d’un jeu d’adresse à la pratique futile, qui détourne des responsabilités, mais aussi d’un objet de « plaisir » dont seuls les « initiés » connaissent la signification.

Sous Louis XIV et Louis XV…

Bilboquet 1657-1712La suite est faite de modes successives dont l’histoire a gardé peu de traces tangibles. Ainsi c’est un poème qui nous renseigne sur un très probable regain d’intérêt aux alentours de 1650, corroboré par une gravure qui documente la forme de l’objet de l’époque : une petite bille en guise de boule, et un réceptacle en creux, à l’extrémité d’un bout de bois. (5).

C’est ensuite une minutieuse enquête de Françoise Rubellin (6), qui établit qu’une véritable fureur du bilboquet dut avoir lieu -du moins à Paris- en 1712-1713, juste avant que Pierre de Marivaux ne publie un ouvrage resté très longtemps inconnu et anonyme, précisément intitulé Le Bilboquet. Cette mode est documentée par une gravure instructive, parce que la forme du bâton de bois n’est plus celle d’une pointe, mais -comme au siècle précédent- celle d’un réceptacle en creux devant accueillir une bille.

Longue éclipse encore, pour reprendre de la vigueur au milieu du règne de Louis XV, où, dit-on, la passion était redevenue telle que les actrices de théâtre y jouaient dès que leur rôle leur en laissait le loisir… Un chroniqueur du début du XIXème siècle, un certain Adry, nous informe que le jeu était très en faveur dans la noblesse, et que le marquis de Bièvre, l’homme des calembours, « lançait le bilboquet au plafond, boule et manche, puis, rattrapant le tout au vol, recevait la boule à l’extrémité du bâtonnet. » (6)

Le Bilboquet au début du XXème siècle

Académie du BilboquetDe nouveau une éclipse, jusqu’à quelques résurgences notoires, telle cette étonnante Académie de Bilboquet qui voit le jour vers 1906 pour satisfaire les besoins d’une nouvelle fureur. Le journal « Lecture pour Tous » écrit alors : « depuis six mois, la rue est ainsi agitée de la fièvre du nouveau jeu » (7). Les modèles de bilboquets d’alors sont nommés selon la difficulté qu’ils sont censés inspirer : la « Terreur », le « Brutus »… Fait méconnu, c’est sans doute cette popularité qui amène Marcel Duchamp à faire d’un bilboquet son premier ready-made, une gravure de dédicace à son ami peintre Max Bergmann. Nous sommes en 1910…(8)

Aujourd’hui, une tendance de fond…

Ezec Le Floc'hAujourd’hui le bilboquet est tendance, très tendance, et l’objet garde tout son pouvoir de séduction. Grâce à Vincent Lagaffe par exemple, qui n’a pas hésité à se lancer des petits défis dans son émission Le Juste Prix, et qui utilise pour ce faire des bilboquets en bois géants. Grâce aussi au jongleur Ezec Le Floc’h qui, dans un fabuleux numéro de bilboquet, anoblit l’objet dans un spectacle de cirque qu’il tourne depuis près de 15 ans : une prouesse d’une beauté à couper le souffle.

Du côté du symbole loufoque, impossible de ne pas citer Bilboquet Magazine, qui distille sur le net, depuis avril 2012, un non-sens potache des plus réjouissants.

Bilboquet magazineComme quoi un objet de presque pas grand chose -deux bouts de bois reliés entre eux par une ficelle- peut donner lieu à de bien grandes réalisations…

Sources :

(1) Gargantua, I, 22

(2) Jean-Marie Lhôte, Histoire des Jeux de Société – Flammarion, 1994

(3) Paul-Emile Victor, Le bilboquet chez les Eskimo d’Angmagssalik – Journal de la Société des Américanistes – vol.30, numéro 30-2, 1938

(4) Robert Gessain, L’ajagaq bilboquet eskimo – Journal de la Société des Américanistes – vol.41, numéro 41-2, 1952

(5) Jacques Stella, Les Jeux et plaisirs de l’enfance – Paris, 1657

(6) Françoise Rubellin, Le Bilboquet par M.de Marivaux – Edition du CNRS, Publications de l’Université de Saint-Etienne, 1995

(7) A lire sur le blog de Jacques Fihma : Studio 16mm Jack in the books

(8) Jean Suquet, Marcel Duchamp ou l’Eblouissement de l’éclaboussure – L’Harmattan, 1998

Le tangram c’est plus joli en couleurs !

La marque Guy Jeandel, spécialiste du jeu de réflexion en bois, lance sa version du tangram en couleurs. Une façon très agréable de s’initier à ce jeu de la Chine ancienne.

Jeu de tangram couleur

Le tangram en couleur permet une initiation à ce jeu d’observation millénaire…

Ce joli tangram en couleur est accompagné d’un livret qui donne 288 problèmes à résoudre, des plus faciles -au début explicitées par quelques indices- aux plus complexes.

Un tangram en couleurs à découvrir sur Little Biscotto.

Drôle de p’tite tour…

Un jouet en bois mêlant beauté du bois et manipulation : la Tour de Hanoï revisitée par Tournerie Cornu…

Tour de Hanoï

Un beau jeu d’éveil en bois : la Tour de Hanoï revisitée…

C’est un petit tour de passe-passe futé : le bon vieux casse-tête de la Tour de Hanoï, revu et corrigé, revisité par Tournerie Cornu, pour en faire à la fois un jeu d’éveil et de manipulation premier âge, à la fois un bel objet de décoration de la chambre d’enfant…Un jeu d’éveil en bois, mais aussi un petit objet déco à découvrir sur le site de Little Biscotto.

Piranha Circus : toujours plus haut !

Palmarès « officiel » de l’animation Piranha Circus organisée à Menetru-le-Vignoble les 10 et 11 août 2013, lors des portes ouvertes des Granges Bernard : deux jours de pur régal organisés par Marie-Pierre et Cédric Chevassu-Fassenet, et culinairement orchestrés par le chef étoilé Romuald Fassenet.

Animation Piranha Circus

Des portes ouvertes sur le thème de l’audace…

Lors du repas dominical, les convives étaient invités à découvrir les possibilités insoupçonnées de mariage entre la cuisine japonaise et les vins jaunes du Jura, spécialité de la maison Chevassu-Fassenet. Autre découverte surprenante : les participants du concours Piranha Circus devaient quant à eux empiler le maximum de piranhas sur une base instable. Des résultats sympathiques, à la hauteur de l’évènement :

Yannick 35 piranhas

Yannick en pleine action !

Un Yannick extrêmement concentré réussissait l’exploit d’empiler 35 piranhas !

Roger 30 piranhas

Roger très satisfait de son 30ième piranha !

Un Roger très pugnace avait lancé les premières hostilités du dimanche avec un empilement de 30 piranhas !

Troisième place ex-aequo...

Patricia et Jean-Christophe en pleine concentration !

Une Patricia accrocheuse et un Jean-Christophe batailleur avait fait monté le niveau de la compétition pour rire en se hissant au niveau des 29 piranhas !

Bravo à tous les gagnants et merci à tous ceux très nombreux qui ont participé.

Piranha Circus est un jeu d’équilibre en bois qui se prête à de nombreuses possibilités d’animation festive…

Romuald Fassenet est un chef soucieux d’une cuisine d’exception, qui exerce ses talents au Château du Mont Joly à Sampans, dans le Jura. On y court !

Histoires de Design au Musée du Jouet de Moirans

Derrière chaque jouet se cache un « designer en jouet », soit un professionnel du dessein qui imagine des formes et des fonctions. Il n’est pas facile de rendre compte de ce métier quasi-invisible. C’est pourtant ce que réussit à faire le Musée du Jouet de Moirans-en-Montagne, dont l’exposition temporaire « De l’idée au Jouet – Histoires de design » révèle les mille approches possibles de ce métier. Une expo à voir absolument, et vous avez jusqu’au 17 mars 2014 pour cela. Enfants plus que bienvenus.

Exposition Histoires de design

Une exposition didactique qui propose aux enfants de réaliser des figurines 3D…!

Le « design » c’est une réponse plausible à la question posée

Avant la production en série de tout « jouet pour enfant » il y a une « idée de jouet », qui parfois répond à des pulsions individuelles -ce sont les jouets d’artistes- et parfois répond aux demandes -hyper précises- du marché : ce sont les jouets créés par les différentes marques de jouets. Et là justement, intervient le personnage important de l’exposition, le fameux « designer en jouets », qui déploie des trésors d’inventivité et de talent (parfois) pour répondre à un cahier des charges souvent complexe : coller au « style » de la fameuse marque qui va « signer » le jouet, bien correspondre au segment de marché visé, plaire à l’enfant qui va jouer et à la mère qui va acheter, respecter les innombrables normes de sécurité et, « last but not least » : serrer le coût de revient. Un art, un « art appliqué », un « art du trait », mais aussi une façon très créative de regarder le monde.

Le design ce sont des techniques diverses et variées

C’est tout le mérite de cette exposition que de nous donner à voir les différentes façons d’aborder ce métier – par exemple dans la video de l’exposition où plusieurs designers expliquent les multiples facettes de leur travail. Mais c’est aussi une démonstration concrète qui expose des projets finis ou en cours de réalisation, avec parfois les étapes intermédiaires de réalisation : des croquis, des prototypes. Dans sa partie « vitrines », sont exposées quelques unes des jouets « icônes » de la profession : la brique Lego (designée par Ole Kirk Christiansen), le bonhomme Playmobil (Hans Beck), la planchette Kapla (Tom van der Bruggen), le chalet Jeujura (Bernard Liégeon), le Meccano (Frank Hornby) ou Sophie la girafe (Théo Rampeau), pour ne citer que quelques unes d’entre elles. Pour les puristes du jouet en bois traditionnel, il y a aussi quelques réalisations d’André Hellé, d’Enzo Mari ou de Hans Bolling.

Jouet en bois traditionnel

Enzo Mari -seize animaux (1957) , Hans Bolling -famille de canards (1959), André Hellé -arche de Noé (1911).

Une expo qui incite à « faire par soi-même » !

Mais plus que de montrer il s’agit d’inciter les enfants à « faire » par eux-mêmes, et c’est là le grand pari de l’exposition. D’abord grâce à un mur géant dédié au collage d’autocollants mis à disposition. Ensuite par les pages détachables du catalogue de l’expo, que les enfants vont pouvoir s’approprier. Ensuite et surtout, grâce à la mise en place de tablettes  qui vont permettre de simuler la création numérique d’un jouet, étape par étape, de l’idée de départ à la modélisation. Le jouet créé pourra être ensuite réalisé via une spectaculaire imprimante 3D, qui fait le lien entre la création virtuelle et les objets du réel. Voilà de quoi susciter -on l’espère- bien des vocations futures !

Histoires de design

« Histoires de design » est à Moirans-en-Montagne (39) : on y court !

Musée du Jouet – 5 rue du Murgin – 39260 Moirans-en-Montagne – tél. 03 84 42 38 64 – Exposition « De l’idée au Jouet – Histoires de design » du 5 juillet 2013 au 17 mars 2014. Visite gratuite de l’exposition du lundi au vendredi à 11h30. Le site officiel du Musée du Jouet met en ligne l’application Apprenti Designer pour créer son propre jouet (dans l’espace « enfant »).

Un autre article sur la réouverture du Musée du Jouet en septembre 2012.